- le jour, durée séparant deux passages consécutifs du Soleil au méridien (calendrier julien),
- le mois, lunaire à l’origine,
- l’année, qui peut être :
- lunaire (calendrier musulman),
- solaire (calendrier civil, calendrier tamoul),
- luni-solaire (calendrier chinois).
La notion d’ère est purement
conventionnelle et liée aux religions ou sociétés.
Quand un peuple créait un nouveau calendrier, il devait choisir un
point de départ, une année « un » (et pas «
zéro » car ce nombre a été inventé tardivement).
Le choix fut de nature historique ou imaginaire, symbolique… Mais
ce ne fut jamais l’année de la décision : toujours une
année d’un passé plus ou moins lointain et souvent imaginaire.
C’est ainsi que le calendrier musulman fut adopté vers l’an
632 et a pour origine le jour où Mahomet quitta la Mecque pour Médine
en l’an 622 (Hégire).
L’origine du calendrier israélite est la date présumée
de la Création ; c’est ainsi que l’année hébraïque
5763 a débuté le 7 septembre 2002. Par analogie, remarquons
que la théorie du Big Bang fait remonter la naissance de l’Univers
à 15 milliards d’années et celle de la Terre à
4,5 milliards…
Les bouddhistes prennent pour point de départ l’année
de la mort de Bouddha ; Nous allons donc atteindre l’année
2547 de ce calendrier.
L’ère japonaise commence avec l’accession au trône
du 1er souverain, en 660 av JC.
L’ère tamoule débute en 3101 av JC ; elle fut décidée
vers 400 ap JC.
Les trois dates précédentes ont été traduites
dans le calendrier civil actuel, descendant des calendriers romains. Ceux-ci
prennent pour point de départ la naissance supposée de Rome,
il y a 2753 ans.
Le choix de la naissance du Christ pour origine de notre calendrier le fut
sur proposition du moine Denys le Petit qui déclara que l’on
se trouvait en « l’an 532 de Notre Seigneur Jésus Christ,
indiction 10, épacte 0, … ». Il faisait donc remonter
la naissance de Jésus Christ à l’an 753 du calendrier
julien (en vigueur alors). Hélas, la tenue des éphémérides
n’était pas alors aussi régulière et aussi précise
qu’aujourd’hui : les recherches historiques contemporaines font
remonter cette naissance 5 ans plus tôt (+ ou – 2 ans).
LE SOLEIL
Début des saisons astronomiques :
- Equinoxe de mars le mardi 20 à 17h31,
- Solstice de juin le jeudi 21 à 11h38 (jour le plus court),
- Equinoxe de septembre le dimanche 23 à 3h04,
- Solstice de décembre le vendredi 21 à 23h21 (jour le plus long).
Passages du Soleil au zénith de la Réunion :
Du 14 au 16 janvier et du 26 au 28 novembre.
Distances de la Terre au Soleil :
La Terre passera au périhélie de sa trajectoire le 4/01 à
147,1 millions de km du Soleil. Elle passera à l’aphélie
le 4/07 à 152,1 millions de km du Soleil.
Levers et couchers du Soleil :
Jours où le Soleil se couche le plus tard : du 8 au 24 janvier.
Jours où le Soleil se couche le plus tôt : du 30 mai au 14
juin.
Jours où le Soleil se lève le plus tard : du 30 juin au 11
juillet.
Jours où le Soleil se lève le plus tôt : du 21 novembre
au 3 décembre.
Passage au méridien de Saint-Denis le plus tard : le 11 février
: 12h32.
Passage au méridien de Saint-Denis le plus tôt : le 3 novembre
: 12h02.
(Pour le méridien de Saint-Benoît, retrancher 1 minute ; pour
le méridien de Saint-Paul, ajouter 1 minute).
Le zodiaque
Les éphémérides astronomiques permettent de calculer les heures «d’entrée» du centre du Soleil devant chacune des constellations zodiacales (à 5 min près) :
Capricorne : 20/01 à 7h45 Verseau : 16/02 à 17h55 Poissons
: 12/03 à 19h45
Bélier : 19/04 à 8h00 Taureau : 14/05 à 19h10 Gémeaux
: 22/06 à 2h35
Cancer : 21/07 à 7h15 Lion : 11/08 à 6h30 Vierge : 17/09 à
7h35
Balance : 31/10 à 19h55 Scorpion : 23/11 à 23h20 Ophiuchus
: 30/11 à 10h50
Sagittaire : 18/12 à 18h05
De plus, le 28 mars, une partie du Soleil est devant la Baleine alors que l’autre partie est devant les Poissons. Le 23 août, le Soleil passe devant Régulus (= alpha Lion).
Eclipses de Soleil
Une éclipse annulaire de Soleil aura lieu le 31 mai. Elle sera partielle en métropole et invisible de La Réunion.
Une éclipse totale de Soleil sera
visible seulement de l’Antarctique le 24 novembre.
LA LUNE
Treize nouvelles lunes (N.L.) auront lieu en 2003.
La 2e N.L. (1/02 à 14h48) marquera le Jour de l’An chinois (an 4701).
La 3e N.L. (3/03 à 6h35) permettra de déterminer le jour de l’an musulman (an 1424).
C’est La 4e Pleine Lune (16/04 à 23h36) qui servira de repère à la détermination de la date de Pâques et, à partir de là, à celle des fêtes catholiques mobiles de Mardi Gras à Pentecôte (en application de la règle qui prévaut depuis le 1er concile de Nicée en 325).
La 10e N.L. (26/09 à 7h09) marquera le nouvel an hébraïque (an 5764).
La 11e N.L. (25/10 à 16h50) servira de repère au début de Ramadan 1424.
La 12e N.L. (24/11 à 2h59) marquera la fin de Ramadan.
Des 13 passages au périgée, c’est celui du 23/11 qui sera le plus proche de la Terre (356 811 km) et celui du 23/01 le moins proche (369 898 km). Quant aux 13 passages à l’apogée, c’est celui du 1/05 qui sera le plus éloigné ( 406 529 km) et celui du 19/08 le moins éloigné (404 102 km).
Eclipses de Lune
Deux éclipses totales de Lune auront lieu en 2003 mais seul le début sera visible de notre île :
- le vendredi 16 mai de 6h06 à 6h40, heure de coucher de la Lune,
- le dimanche 9 novembre de 3h33 à 5h30, heure de coucher de notre satellite naturel.
LES PLANETES
Trois évènements astronomiques, concernant successivement Mercure, Vénus puis Mars, attireront notre attention cette année. Ils seront tous visibles de la Réunion.
Passage de Mercure devant le Soleil :
La trajectoire de Mercure autour du Soleil ne s’effectuant pas dans le plan de l’écliptique (= plan dans lequel la Terre tourne autour du Soleil), il n’y a pas passage de la planète devant le Soleil à chaque conjonction inférieure. Cela ne peut avoir lieu que si, au même instant, Mercure coupe le plan de l’écliptique. C’est rare (13 fois par siècle) et cela ne peut avoir lieu qu’en mai ou novembre. Les derniers passages ont eu lieu le 6 novembre 1993 et le 15 novembre 1999.
Le prochain aura lieu le mercredi 7 mai . Il faudra, bien sûr utiliser une lunette astronomique ou un télescope et prendre toutes les précautions d’usage quand on regarde le Soleil. Le phénomène débutera à 9h14 et se terminera à 14h30, donc entièrement visible de La Réunion s’il n’y a pas de nuages.
Ce phénomène céleste sera préparatoire à un cas encore plus rare : le passage de Vénus devant le Soleil le 8 juin 2004 ; le passage précédent remonte au 6 décembre 1882.
Occultation de Vénus par la Lune :
La Lune, tournant autour de la Terre dans un plan autre que celui des planètes, ne passe pas devant elles à chaque conjonction. Ce phénomène, appelé occultation, est rare ; comme les éclipses de Soleil (qui sont en réalité des occultations, par définition) et comme les passages de planètes devant le Soleil, il n’est visible, quand il a lieu, que de certains endroits de la surface terrestre. C’est ainsi que nous aurons la possibilité d’observer une occultation de Vénus par la Lune le jeudi 29 mai de 5h25 à 6h22. Au début, les deux astres ne seront qu’à trois degrés de hauteur, donc très bas sur l’horizon Est à Est-Nord-Est.
Opposition de Mars :
Tous les 780 jours en moyenne, la planète Mars est en opposition avec le Soleil. Elle se lève donc quand le Soleil se couche et réciproquement. Visible toute la nuit, elle est également au plus près de la Terre donc au maximum d’éclat : c’est la période la plus favorable pour la repérer dans le ciel et l’observer au télescope.
Attention : ce maximum d’éclat varie beaucoup d’une opposition à l’autre, en lien avec la distance Terre-Mars ; du fait essentiellement de l’excentricité de l’orbite martienne, cette distance était de 101 millions de km en 1995 ; elle ne sera que de 56 millions de km lors de la prochaine opposition, le jeudi 28 août. Cette distance est un record qui n’a jamais été battu depuis plusieurs millénaires et qui ne sera amélioré qu’en l’an 2287…
Mars sera ainsi le point
le plus brillant du ciel en août prochain : vous ne pourrez pas le
rater devant les faibles étoiles du Verseau. Pour être encore
plus sûr de voir la planète rouge, sachez que la Lune croisera
au voisinage de Mars le mercredi 13 août au soir, lendemain de Pleine
Lune.
A part ces trois évènements
exceptionnels, voici ci-dessous d’autres renseignements concernant
les planètes de notre système solaire.
Mercure effectuera environ
quatre révolutions autour du Soleil, pendant que la Terre en effectuera
une, et reviendra presque 3 fois dans la même position par rapport
au couple Soleil Terre. Nous assisterons ainsi à 3 élongations
maximales du matin (4/02, 3/06, et 26/09) et trois élongations maximales
du soir (16/04, 14/08 et 9/12). Ces six dates nous permettent de connaître
les bonnes périodes de visibilité de cette planète
à l’aube ou au crépuscule. Mercure sera repérable
à proximité angulaire de la Lune le 2/04 à 18h30, le
29/05 à l’aube (à environ 3° du couple Lune Vénus)
et du 24 au 26 novembre au crépuscule (avec Vénus). Mercure
sera en conjonction avec Vénus les 28/05 et 21/06, avec Jupiter le
26/07.
Vénus, en conjonction
supérieure avec le Soleil le 18/08 est inobservable autour de cette
date, elle sera astre du matin avant cette date et visible au crépuscule
dès septembre. Plus grande élongation du matin le 11/01.
Vous pourrez essayer de la voir le jour, à côté de la
Lune, les 27/02 et 29/03. Beaux rapprochements angulaires avec la Lune les
26/10, 25/11 et 25/12 au crépuscule.
Trois conjonctions de Vénus avec d’autres planètes sont
à retenir cette année : deux avec Mercure les 28/05 et 21/06,
puis une avec Saturne le 8/07.
Mars, la rougeâtre,
en opposition avec le Soleil le 28/08 sera magnifique autour de cette date
devant le Verseau (voir plus haut). Elle décrit, en apparence bien
sûr, une belle boucle devant cette constellation de juin à
octobre (mise en évidence possible par la photographie). Le 22/01,
elle sera angulairement très proche de Acrab (= bêta Scorpion).
Mars sera à moins de 3° de la Lune les 25/02, 22/05 et 13/08.
Jupiter, en opposition avec le Soleil le 2/02, sera observable toute la nuit autour de cette date. En conjonction avec le Soleil le 22/08, elle ne sera pas repérable du 10/08 au 5/09 environ ; observer son lever héliaque en septembre. La planète géante, de couleur blanchâtre, sera à côté de la Lune (meilleurs rapprochements : moins de 3 doigts de large, bras tendu) les 19/01, 15/02, 14/03, 8/05 et 24/09. Jupiter est devant les étoiles du Cancer au 1er semestre et celles du Lion ensuite ; elle vous permettra de repérer l’amas ouvert de La Crèche (= praesepe = M44) visible à l’œil nu hors lumières parasites (distance de Jupiter à l’amas : 1° environ de fin mars à début avril).
Saturne ,devant le Taureau jusqu’au 14 mai, puis Orion jusqu’au 5/06 et ensuite les Gémeaux, sera en conjonction avec le Soleil le 24/06, donc inobservable du 15/06 au 4/07 environ. Le 8/07 à l’aube, elle sera angulairement proche de Vénus. En opposition au Soleil le 1/1/04, Saturne est visible toute la nuit autour de cette date. La planète aux anneaux, de couleur orangée, sera repérable à moins de trois doigts de large de la Lune les 15/01 (entre les cornes du Taureau, à moins de 1° de M1, la célèbre nébuleuse du Crabe, reste de supernovae), 27/07, 20/09, 13/11 et 10/12.
Uranus est devant les étoiles du Capricorne jusqu’au 20/01puis devant celles du Verseau. En conjonction avec le Soleil le 18/02, elle est inobservable au 1er trimestre. En opposition au Soleil le 24/08, elle est repérable, en limite de visibilité à l’œil nu, par nuit noire, de début juin à fin octobre. Proximité angulaire de Vénus et de la Lune le 29/03 à 5h00, de la Lune le 23/05 à 4h00, de Mars et la Lune les 21/06 à 0h00 et 6/10 à 19h40, de la Lune le 30/11 à 23h00.
Neptune est toujours devant le Capricorne. Inobservable à l’œil nu, elle ne pourra être repérée qu’au télescope ; la meilleure période se situe autour de l’opposition au Soleil (4/08). Proximité angulaire de Vénus le 13/03, de Mars le 13/05, de la Lune les 28/03, 18/06, 7/09.
Pluton se déplace
près d’êta Ophiuchus mais reste inaccessible aux petits
instruments ; elle est seulement repérable à la caméra
CCD comme beaucoup d’astéroïdes. La petite planète
double est opposée au Soleil le 09/06 à 4436 millions de km
de la Terre.
ASTEROIDES ET COMETES
Cérès, astéroïde n° 1 (car premier découvert : en 1801), sera repérable aux instruments très près de Pollux (= bêta Gémeaux) le 20/12 à 0h00.
Vesta, astéroïde n°4, sera en opposition au Soleil le 26/03. Il sera ainsi repérable en limite de visibilité à l’œil nu de mi-mars à mi avril environ par nuit noire et hors lumières parasites. De janvier à juillet, il décrit une belle courbe devant les étoiles de la Vierge ; il est à une minute d’angle seulement de Minelauva (= delta Vierge) le 26/01 à 3h00.
14 comètes périodiques passeront
au périhélie de leurs trajectoires cette année. Nous
retiendrons seulement la comète d’ Encke qui passera à
39 millions de km de la Terre le 17/11 et devrait être visible au
télescope à cette date. Rappelons que cette comète
fut historiquement la 2e à être reconnue comme périodique,
la 1ère étant celle de Halley.
ETOILES
Quelques étoiles reviennent souvent dans les éphémérides car, proches de la bande zodiacale, elles peuvent être repérées grâce à la Lune (le plus souvent) ou grâce aux planètes brillantes (Vénus et Jupiter essentiellement). Parlons un peu d’elles dans cette présentation générale de l’année astronomique 2003. Rappelons, en préambule, que le kilomètre étant une unité minuscule en astronomie, les astronomes préfèrent utiliser, comme unité de longueur, la distance parcourue par la lumière dans le vide en un an ; cette unité, baptisée année de lumière (symbole : al), vaut presque 10 000 milliards de km (10 000 000 000 000 km).
Aldébaran (= alpha
Taureau = « l’œil du Taureau ») est une étoile
géante rouge dont le diamètre est égal à 54
fois celui du Soleil, soit la moitié de la distance Terre-Soleil.
Elle est située à 65 al de nous et brille comme 150 soleils.
Avec l’amas ouvert des Hyades (situé à 155 al de nous),
elle forme - en apparence - la gueule du Taureau que chasse le géant
Orion.
Dans la même constellation, se trouve l’amas ouvert des Pléiades
dont la forme rappelle - en bien plus petit - la Petite Ourse. On peut y
voir cinq à sept étoiles à l’œil nu et bien
plus aux jumelles et à la lunette astronomique. C’est un ensemble
d’étoiles jeunes (quelques dizaines de millions d’années
seulement ) situé à 400 al de nous.
Aldébaran, en conjonction avec le
Soleil le 1er juin, est inobservable autour de cette date. Les rapprochements
angulaires intéressants avec la Lune auront lieu les 14/01, 10 et
11/02, 9 et 10/03, 5 et 6/04, 27/06, 24 et 25/07, 20 et 21/08, 17 et 18/09,
14 et 15/10, 10 et 11/11, 7 et 8/12.
Castor (= alpha), Pollux
(= bêta) et Alhena (= gamma), les trois plus brillantes étoiles
des Gémeaux sont respectivement à 52, 34 et 110 al de nous.
C’est la plus proche qui nous paraît la plus brillante, alors
qu’en réalité, c’est la plus éloignée
qui est intrinsèquement la plus lumineuse. Castor est une étoile
sextuple : 6 « soleils » tournant les uns autour des autres.
La Lune vous permettra de repérer les Gémeaux les 17 et 18/01,
13 et 14/02, 12 et 13/03, 9 et 10/04, 6 et 7/05, 2 et 306, 24/08, 20 et
21/09, 17 et 18/10, 14 et 15/11, 11 et 12/12.
Régulus (= alpha Lion)
est située sur l’écliptique. Le Soleil passe donc devant
elle un jour par an, (jour de conjonction le 23/08) ; elle ne sera évidemment
pas visible autour de cette date, mais vous pourrez aisément la trouver
dans le ciel grâce à la Lune les 20/01, 17/02, 16/03, 12/04,
10/05, 6/06, 3/07, 24/09, 21/10, 17 et 18/11, 14 et 15/12.
Spica ( = alpha Vierge) est
proche de l’écliptique et peut - comme Régulus - être
occultée par la Lune. Cette étoile a été choisie
comme référence lors de la définition des magnitudes
au XIXe siècle (par analogie avec les « grandeurs » d’Hipparque,
astronome du 2ème siècle avant J.C.) : sa magnitude a été
fixée à 1 alors que les étoiles les plus faibles visibles
à l’œil nu se sont vues attribuer la magnitude 6. Les
mesures précises de la sonde Hipparcos lui attribuent aujourd’hui
une magnitude de 0,98. Elle est en conjonction avec le Soleil le 16 octobre
et est donc inobservable ce mois-là. La Lune vous permettra de la
repérer les 24/01, 20/02, 20/03, 16/04, 14/05, 10/06, 7/07, 3/08,
31/08, 27/09, 21/11 et 19/12.
Antarès (= alpha Scorpion)
et les pattes du Scorpion sont également repérables régulièrement
grâce à la Lune. Antarès est une étoile qui doit
son nom à sa couleur rougeâtre rappelant celle de la planète
Mars (Antarès : du grec anti-Arès, rival de Mars). C’est
une étoile géante dont le diamètre atteint 500 fois
celui du Soleil : si le centre d’Antarès se trouvait au centre
du Soleil, Mercure, Vénus, la Terre et Mars se trouveraient, sur
leurs trajectoires respectives, à l’intérieur de l’étoile.
Elle brille comme 10000 soleils mais, comme Aldébaran, va bientôt
mourir (dans quelques millions d’années). Heureusement qu’elle
est loin de nous, à 700 années de lumière. Elle est
en conjonction avec le Soleil le 1er décembre.
Acrab (= bêta Scorpion) est l’extrémité de l’une des pattes du Scorpion (magnitude 2,56). A 500 al de nous, elle brille comme 2000 soleils. Il en est de même de l’étoile delta Scorpion (m = 2,29), extrémité de la patte voisine, située à 400 al de la Terre.
Le Soleil passe à proximité
angulaire des pattes du Scorpion et d’Antarès à la fin
du mois de novembre et rend cette belle constellation inobservable autour
de cette période.
A chaque révolution sidérale, la Lune revient à côté
des ces étoiles et permet ainsi de les repérer. Ce sera particulièrement
le cas cette année, les 27/01, 23/02, 22 et 23/03, 19/04, 16 et 17/05,
13/06, 10/07, 6 et 7/08, 2 et 3/09, 30/09, 27 et 28/10, 22/12.
Bonnes observations et rendez-vous chaque
début de mois pour plus de précisions.
Michel VIGNAND,
Association Astronomique de la Réunion
Observatoire des Makes.