Le visiteur est à chaque fois étonné par l'exubérance de la végétation tropicale. Seul le cordon littoral ouest de l'île présente en saison sèche les tons roux des steppes brûlées ; partout ailleurs, c'est une explosion de verdure et de fleurs.

Le privilège de la Réunion, que ne partage aucune île de sa région, est de posséder en outre de hauts sommets qui créent des étages climatiques très variés. L'homme a fait de la Réunion un jardin, en attirant sur ses rivages certaines des plus belles et des plus précieuses plantes tropicales.

Aux XVIIIè et XIXè siècles, en effet, des savants botanistes ont acclimaté aux Mascareignes des essences venues de toute la ceinture tropicale : de la bougainvillée de Tahiti au chouchou du Brésil. La vieille île Bourbon est devenue une serre et un jardin d'essai. On a bien oublié, au temps de la canne, que Bourbon fut la star mondiale du café et qu'elle brisa le monopole hollandais du girofle...

La faune est moins riche, n'ayant pas bénéficié de ces apports extérieurs.

Elle garde une qualité rare sous ces latitudes et qui contribue à la réputation paradisiaque de l'île : elle ne compte aucun animal dangereux bien au contraire, certains de ses plus anciens représentants étaient de gros et lourds volatiles (le dronte ou dodo) ou des tortues terrestres, qui firent les gros repas des premiers colons.

Avec ces deux précisions : il y a peu de requins dans les eaux réunionnaises par contre le passage saisonnier des grands espadons au large de l'île en fait une base mondialement réputée pour la pêche au gros. En mer comme sur la terre, la Réunion est le pays de la diversité...

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